Expérience intéressante: le poid des différentes sensibilités dans la blogosphère politique accompagné des liens qui font la notoriété, paradigme googlien oblige... C'est blogopole.
Si vous aimez l'animation, ne ratez surtout pas le site aniboom qui est à l'animation vidéo ce que Youtube est à la vidéo, un grand plein de tout, dont pas mal de perles. A fouiller et à partager...
un exemple: l'illustration de la grande théorie selon laquelle un monde de cons serait un monde plus heureux...:
Joël de Rosnay, biologiste, ancien directeur de la prospective à la cité des sciences, créateur d'Agoravox, propose son livre La révolte du pronétariat publié chez Fayard au téléchargement gratuit!
Il propose dans ce livre sa vision de la révolution informationnelle et de ses enjeux. C'est également une petite révolution dans le monde de l'édition qui n'avait pas encore proposée ce type d'offre.

Sur le site du livre, j'ai relevé cette citation de l'auteur qui résume de manière synthétique le message délivré: « La création collaborative, ou intercréative, fait appel à des réseaux d’intelligence collective et non plus à des organisations humaines pyramidales. On voit donc apparaître une nouvelle forme de lutte des classes entre ceux qui détiennent les moyens de production et de diffusion des informations et ceux qui, jusqu’alors considérés comme spectateurs, lecteurs ou usagers passifs, prennent une part croissante aux processus planétaires de création et de distribution d’informations. »
Puis dans un article lu sur Agoravox, vous pourrez lire sa définition des "pronétaires",: "nouveaux producteurs et acheteurs de biens et services produits par eux-mêmes en ligne sur les réseaux. J’ai créé le terme de "pronétaire" à partir du grec "pro", (devant, avant, mais aussi favorable à) et de l’anglais "net" (réseau), qui a conduit à l’appellation familière en français d’Internet, le "Net".
Vous pouvez découvrir une autre définition sur wikipédia, l'encyclopédie collaborative en ligne, qui est un outil illustrant parfaitement la théorie de Joël de Rosnay.
Sur le site du livre, vous découvrirez enfin un inévitable blog qui -me semble-t-il- demeure le meilleur outil des pronétaires, car le plus simple.
Microsoft adlab propose des prédictions de données démographiques des sites que vous visitez. Cet outil offre des chiffres sur l'age et le sexe des visiteurs des sites dont vous entrez l'URL.
J'ai testé avec mes blogs et j'ai des doutes quant à l'efficacité de ce programme. Néanmoins, la démarche ne manque pas d'intéret. A vous de juger!
Je suis abonné à un certain nombre de listes de diffusions concernants les professionnels de l'information, de la documentation, etc.
Je suis abonné, notamment aux listes de diffusion des enseignants documentalistes. Les vacances commencent et ces listes ferment l'une aprés l'autre. Je ne résiste pas à l'envie de publier ici l'un des messages reçus ce matin afin d'illustrer une réflexion qui me trotte dans l'esprit depuis quelques mois. Je sais que quelques profs-docs et aspirants traînent parfois par ici: j'aimerais bien lire leur avis sur cette réflexion.
Pour commencer, je vous colle le mail. Je ne change que les noms et l'académie concernée.
"Chers collègues
Le site des documentalistes accueille une nouvelle fiche de lecture. Il
s'agit du recueil de nouvelles de l'écrivain américain Ted CHIANG,
intitulé La tour de Babylone (Denoël - Lunes d'encre).
http://www.ac-ville.fr/pedagogie/cdi/pedagogie/actionlecture/notes/frame01.htm
Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, Vanessa Jeumot nous
quittant pour l'académie d'Orléans-Tour, vous n'aurez plus le plaisir de
lire ses notes de lecture, qui constituaient il faut bien l'avouer
l'essentiel des fiches de lecture présentes sur le site académique.
Merci d'avoir partagé avec nous tes coups de coeur Vanessa et bon courage.
Quant-à vous chers collègues, n'oubliez pas que vous pouvez également
nous faire partager votre enthousiasme pour un livre en m'envoyant vos
comptes-rendus, résumés-critiques, notes de lecture, fiches de lecture,
enfin tout ce que vous voudrez pourvu que cela se lise. Je me chargerai
évidemment de la mise en page.
Bonnes lectures et bonnes vacances
(signature d'un prof-doc)"
Je précise que cette liste de diffusion académique est trés dynamique et parfaitement administré. Les informations qui y sont diffusées concernent en partie la vie académique et en partie la vie de la discipline au niveau national. Elle semble servir à informer les collègues de l'académie de l'actualité du métier. Pour l'essentiel, ces informations sont issues d'une veille des quelques grands sites -ils sont peu nombreux- de la discipline.
Je voudrais juste insister sur deux réflexions que ce message à réanimer dans mon esprit:
-Le caractère local de cette liste de diffusion est évident. Bien sûr, la recherche de convivialité explique qu'un enseignant apprécie un auditoire resserré. L'information autour des réunions de bassin trouve ici toute sa place.
Mais voilà, l'enseignante qui change d'académie laisse la rubrique fiche de lecture pratiquement orpheline! Pour ceux qui connaissent un peu internet, son caractère global, l'existence de sites dédiés, en partie au moins, aux fiches de lecture et qui sont bien en vue et ouverts à tous, cette information peut semblée assez chocante (bon, le mot est fort...). Même si cette enseignante rédige ses fiches pour une autre académie, pourquoi arrêterait-elle de les publier pour son académie d'origine?
J'ai le sentiment que la réalité lourde et administrative de l'éducation nationale a été transposé sur internet. Ce cloisonement est une négation de la réalité des possibilités offertes par les T.I.C et une manière de tourner le dos aux nouvelles pratiques de partage de l'information pourtant prônées en haut lieu et effectives pour de nombreux élèves et certains professeurs (voire établissements).
Sur une autre liste de diffusion, nationale cette fois, j'ai lu récemment un message approchant de ceci: "Et si on faisait un forum pour partager nos pratiques? J'en avais déjà parler il y a quelques temps. Si on en parlait ensemble...". Qu'espérait cette enseignante? De qui l'espérait-elle? Par expérience, la création d'un forum prend une poignée de minutes et leur administration trés souple permet de les administrer trés aisément. Avec un peu de chance, elle récoltera un message d'encouragement! (MAJ: La liste est fermée et il n'y a pas eu de retour.)
Bref, je m'interroge sur la persistance de cette culture? Les forces qui régissent l'éducation nationale sont peut être trop contradictoires? Le manque de constance ou de clareté politique alliée au manque de moyens et au découragement empêchent-ils seuls un dépassement des vieux schémas? J'imagine que cette atonie de l'initiative individuelle pour le groupe contribue à perpétuer le découragement. L'oeuf et la poule...
N'empêche! Il existe plein de contre-exemples à ce sombre constat. Il existe des sites formidables de mutualisation. (Le café pédagogique, docs pour docs et plein d'autres). Pourquoi ce fossé? Un déficit de formation, donc de moyens, de véritable volonté politique?
-La seconde remarque que je voudrais faire concerne la fin du message et la tentative du modérateur de rappeler à ses collègues qu'ils peuvent EUX AUSSI participer à ce travail de mutualisation qui profiterait à tous... Par expérience (voir mon blog pour le capes), je sais que ce rappel fort opportun n'aura que trés peu d'effets. Sur ce point, je me demande si l'absence de culture du partage ne dépasse pas largement le cercle de l'éducation nationale. En prenant du recul, la somme des expériences à mettre à l'actif des enseignants -bien que marginales- paraissent nombreuses aux vues de l'utilisation nationale d'internet et de ses possibilités d'échanges. Pour caricaturer, les internautes prennent beaucoup et, pour la plupart, donnent trés rarement. La civilisation du client. Ma question sur ce point est: Pensez-vous que cet état de faits évoluera vers plus de partage (d'informations en l'occurence)? Et, pourquoi allez-vous partager -ou pas- mes interrogations en commentant cet article?
Ces interrogations me semblent aussi valables pour la blogosphère! Allons-nous vers une transposition de la société en ligne? Ou la société en ligne aura-t-elle une influence sur les mentalités et le sens commun du collectif?
Pour clore cet article: Je voudrais juste préciser que si j'ai tenu à l'écrire, c'est pour essayer de relancer la réflexion sur la collaboration en ligne. Les idées les plus "naïves" ne sont pas forcément les moins importantes.