Grat grat grat...Quoi un ciné! Mais y'a rien au ciné en juillet... En plein air: fait trop frais... En été, faut trié...
Certes...
Donc, Hot fuzz et Boulevard de la mort...
Hot fuzz...
Alors, vous connaissez les parodies à l'américaine pleines de références de films américains que tout le monde a vu sauf moi? A la sortie du film, c'est un concours de maîtrise de ses
classiques auquel je fais plus que perdre, je ne peux même pas participer....
Et, Hot fuzz est une parodie à l'anglaise des parodies américaines... L'avantage, c'est qu'on vous montre dans le film les films qu'il faut reconnaitre (ça fait un peu cahier-jeux du télé 7
jours de l'été, nan?). Cette difficulté (pour moi) écartée, Hot fuzz conserve ce qui marche bien dans les parodies: le coup de pied sauté dans la tronche d'une vieille mémé inoffensive occupée à
vider les chargeurs de ses deux gros pistolets sur le gentil anti-héros "qui gagne toujours à la fin, Starsky et..." bref.
L'histoire: un policier modèle de Londres, premier en tout, en théorie, en pratique, en bagarre, en rédaction, etc, se fait muter dans un petit village du
Mlouchceistershire (environ) car, avec ses statistiques de feu, il fait passer ses collègues pour des clowns.
Arrivé dans le village, il arrête pratiquement tout le monde en deux jours avant de comprendre que les villageois sont tous de mèche (c'est un peu téléphoné bien sûr, on le savait que tous les
paysans sont fourbes...). En effet, si ce village gagne le prix du plus beau village d'Angleterre (c'est drôle, ça!) depuis des années, ce n'est pas sans quelques entorces à la morale. Beaucoup
de morts accidentelles surviennent à l'approche de la venue du jury sans faire réagir les notables...
Voilà pour la première partie du film.
Dans la seconde, le flic retourne le benêt du village, et c'est une grosse fusillage contre les mémés, les manmans, le curé, etc, façon Bad Boys II (pas le un, puf puf puf) sans Will Smith et
façon Point Break sans Keanu Reeves et sans Patrick Swayze (hihihi, juste son nom me fait marrer à çui là...).
Voilà, c'est tout.
Mais, ça détend quand même...
Surtout la scène de la mémé...
Et celle du curé, tût' rappelle quand...
Et et et aussi au moment où il met le zombie dans le congélo...
Et et et puis quand le méchant s'empâle la lèvre sur le clocher du village miniature...
Et et et et et ....
Bref, allez-y entre potes... entre deux bières, ce sera parfait...
Boulevard de la mort:
Ah! Le dernier Tarantino... Avant d'y aller, j'ai eu deux échos. Celui des lecteurs de presse "sérieuse" qui avait vu le film sur le ton, c'est naze, ras des
paquerettes, violent, etc. Et celui des lecteurs de presse "sérieuse" qui n'avait pas vu le film sur le ton "Ah, le film a été coupé en deux, y'aurait dû en avoir deux pour le prix
d'un comme dans le temps" (seulement aux Etats unis en fait, ou alors dans qqs cinémas de quartier sur Paris dans un temps que les moins de trente ans...), "on se fait voler, d't'façon, je
vais le télécharger"...
Ah si, y'a bien eu un troisième échos! Une camarade, le genre qui ne se prend pas la tête ni avant, ni pendant, ni aprés le film, mais qui va le voir et y prend du plaisir ou
pas, m'avait dit qu'elle avait adoré...
Mon verdict?
AHAHAHAHAAAAAHHHH, trop fort!!! C'est un tueur, ce garçon! Je crois que la "presse sérieuse" cherche dans le cinéma de Tarantino ce qu'il n'y met pas. Tarantino n'utilise pas toute une série de
références pour faire passer des messages subliminaux ou intellectuels, Tarantino se fait plaisir et utilise le language du passionné de cinéma qu'il est. Il parle à ses semblables, les gens qui
kiffent une bonne toile. Point.
Est-ce qu'à la sortie du cinéma, vous savez toujours précisemment pourquoi vous avez aimé un film?
J'adore la sensation que l'on ressent (que Je ressents moi, en tous cas...) aprés un bon film: des petites fourmis en chaussons dans la tête, une plume qui flatouille le fond des poumons (un peu
comme un trac léger, mais version agréable) et les jambes qui flageollent (deux heures assis, c'est long).
[Pour être tout à fait honnête, parfois, il m'arrive aussi d'être persuadé que je vais sauver le monde, ou de me sentir capable de marcher au plafond,
ou de constater que les gens me regardent en se demandant qu'elle est mon super pouvoir...]
Et bien, aprés ce film, cette douce sensation de ne plus toucher tout à fait le sol, de ne plus faire partie du même monde que tous les autres (ce qui n'ont pas vu le film), a persisté un long
moment... Et essayer de vous le faire comprendre autrement qu'en vous suggérant d'aller le voir est voué à une plantade sévère...
L'histoire:
Disons que le film se découpe en deux parties.
Première partie:
Trois filles -absolument fille- et carrément magnifiques sortent boire un verre en faisant suffisamment de bruits pour se faire remarquer par l'Homme, le vrai, qui aime impressionner, "et
faire peur, c'est impressionner". En fait, le garçon, Mike la cascade, Kurt Russel, est un psychopathe qui pousse la caricature du bonhomme jusqu'à la perversion. Rouler sur les jolies
demoiselles, leurs arracher les pieds à l'orteil verni (quelle idée déplorable! le vernis...) lui fait prendre le sien de pied.
Juste le temps de nous attacher aux personnages de ces demoiselles en délires (<soupir ému>), Mike la cascade nous en fait un tapis qualité tapis d'orient (é-vi-dem-meeeeennnnt), façon
Pizza le Hutt à la Mel Brooks, miam.
Seconde partie:
Trois autres filles superbes, puis quatre, en vadrouille, une paire de pieds peinturlurés et revoici maître Mike la cascade par le fromage alléché qui fait vrombrir sa tête de mort pour
impressionner en guise de préliminaire.
Mais là, on bascule dans une fable un tantinet (un tarantinet!) féministe et la chasse à l'homme vire à la chasse à l'Homme (avec le grand H, hein!). Car, les petites dames sont des cascadeuses
réussies à contrario de Mike la Cascade qui est un cascadeur balafré-raté.
"Et là, et alors là" (dixit
miou-miou dans Les valseuses), le film devient franchement réjouissant (et tant pis pour Libé...). Dans les années 90, Van Damme m'a fait faire le grand écart, en 2007, j'me demande si je ne vais
pas piquer son vernis à ma femme...
Bref, allez-y. C'est une tuerie dans tous les sens du terme. Ne vous posez pas la moindre question. Et surtout n'écrasez personne dans la file d'attente du cinéma, quelqu'une vous le ferez
payer à la sortie...
Ugh!